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Description
Les changements climatiques accentuent les pressions exercées sur les écosystèmes, notamment en augmentant la fréquence des sécheresses, la variabilité des précipitations et les stress thermiques. Dans ce contexte, les symbioses mycorhiziennes apparaissent comme des leviers naturels pour renforcer la résilience des plantes. Ce travail explore l’interaction entre les mycorhizes et les facteurs climatiques à travers l’analyse de données climatiques tel que le stress hydrique et leurs corrélations avec les performances physiologiques et biochimiques des plantes mycorhizées.
Parmi les facteurs améliorant la qualité des sols pour lutter contre les changements climatiques on trouve les champignons mycorhiziens, ces organismes microscopiques qui envahissent le sol de 90% de plantes sur terre et entrent entre interaction avec leurs systèmes racinaires, la mycorhize à arbuscule en est la plus propagée. Cette association mutualiste peut être de différentes formes à savoir les ectomycorhizes, les endomycorhizes et les ectendomycorhizes. Les mycorhizes favorisent une meilleure tolérance des plantes aux stress hydriques, une absorption plus efficace des nutriments et une régulation plus stable de leur métabolisme face aux variations climatiques. Les données climatiques historiques et les projections futures permettent de modéliser les zones à haut risque pour la végétation naturelle et cultivée, en identifiant les régions où l’usage des champignons mycorhiziens pourrait avoir le plus grand impact.
Ces résultats soulignent l’importance d’intégrer les symbioses mycorhiziennes dans les stratégies d’adaptation au changement climatique, notamment en agriculture durable, en reforestation et en restauration écologique. L’utilisation combinée de données climatiques et biologiques permet d’anticiper les impacts et de cibler les actions d’atténuation les plus efficaces.